La trompe du Mammouth est mal embouchée

February 6, 2009

Ne dites plus “manif”, mais “inquiétudes”

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 7:28 pm

Chez Sarkozy, on ne dit plus la manifestation mais «les inquiétudes» :
www.chezmarianne2.fr/chez_sarkozy_etc

…comme ce n’est pas toujours facile à caser, voici ce que cela peut donner:

Petit raté chez les Jeunes pop

Intégrée par tous les ministres, la consigne de ne pas évoquer la grève autrement a donné lieu à un petit raté de communication chez les Jeunes populaires, parti « jeune » de l’UMP. Voulant protester contre la décision de ne pas communiquer les notes des étudiants aux examens prises par certaines universités, le président de la formation, Benjamin Lancar, s’est ainsi fendu d’un communiqué pour demander aux professeurs de ne pas faire «faire subir aux étudiants les conséquences de leurs inquiétudes» par la rétention de notes !

Dominique

February 1, 2009

Parents et enseignants en lutte pour une école publique de qualité

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 7:25 pm

Toutes les infos sur l’appel de l’AG Nationale des collectifs de parents et enseignants en lutte pour une école publique de qualité :
http://www.agnationale.org/

Prochaine AG le 7 février à Paris.

Mammouthesquement vôtre,
Frédéric.

January 29, 2009

Finalement, les manifs se remarquent plus qu’il ne le dit…

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 7:06 pm

Les manifs ne sont pas sans conséquence, il y en a qui les remarquent et à qui cela déplait:
http://normandie.france3.fr/flashinfo/

    ”La mutation du préfet de la Manche Jean-Charbonniaud, sept mois après sa prise de fonction, est une “sanction injuste”, conséquence de l’importante manifestation organisée lors de la venue de président de la République le 12 janvier, selon des élus UMP et PS…” A Saint Lo, bien sûr.
    Après celui de Corse, celui de la Manche. Moralité : dans les départements où Sarkozy ou l’un de ses amis est chahuté, le préfet saute.

    Questions: combien en a-t-il en réserve? Combien de mises au placard avant que même les préfets ne s’opposent au gouvernement?
    À moins qu’il n’ait quelques préfets dans le nez contre lesquels n’importe quel prétexte fait l’affaire…

Dominique

January 27, 2009

“Pas simple”

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:27 pm

Le Mammouth Déchaîné se fait l’écho d’un cas particulier. Non pour le fond de l’affaire, mais parce que les pratiques administratives se font un peu plus brutales chaque jour. Allez voir la pétition en ligne.

Je suis enseignant et dans une situation pas simple; actuellement une pétition circule et a été mise en ligne sure le site suivant:
http://www.lapetition.be/en-ligne/licenciement-fonctionnaire-3712.html

Il faudrait que je puisse obtenir le plus rapidement possible un maximun de signature.

Cordialement, Sylvain.

January 26, 2009

Orientation (dés)orientée

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 7:07 pm

La semaine de concertation pour l’orientation commence avec l’onisep, le site incontournable pour vérifier si vos enfants sont bien dans le moule de la société française. Darcos propose une semaine complète à la place du 1/4 d’heure en troisième… Testez le site: comme il serait trop simple et tellement banal de faire une recherche par métier, celle-ci ne marche pas. Vous pourrez, en revanche, choisir le nombre d’années d’études désirées, ou mieux encore, par “centres d’intérêt“. Ainsi, si vous avez l’idée de préparer votre avenir en sélectionnant “avoir des sensations fortes“, ne vous attendez pas à ce que l’on vous recommande une visite chez un psy, on vous conseillera: trader ou agent(e) de sécurité SNCF. A “convaincre, négocier“, vous serez orienté vers commercial(e) export (commercial(e) tout court n’existe pas) ou encore vendeur(euse) conseil en matériel agricole (il n’y a rien d’autre à vendre en France). Le site veut cacher sa misogynie en ajoutant des e, des euses, des ennes qui rendent la lecture impossible. Cependant restent exclusivement au féminin : sage-femme, esthéticienne et femme de chambre pour celles qui aiment “faire un travail de précision” si l’on veut être officière, on a le choix entre gendarmerie et police, l’armée de terre n’a droit qu’à officier, il est bien mentionné que des femmes en font partie, mais très vite ressort le naturel: l’officier de l’armée de terre doit être meneur d’hommes! Hélas, il n’y a pas “aime rire” dans les critères de choix et je ne sais toujours pas comment on entre chez onisep.

Cordialement

Dominique

PS. Une affiche de film pour rêver:
http://karinevillard.over-blog.com/article-26963787.html

December 22, 2008

Darcos se lamente

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 11:20 am

C’est lors de sa visite à Jérusalem que Darcos a décidé de surseoir à sa réforme…
On peut en tirer un certain nombres de conclusions :
1) Alleluïa ! Kirie Elison…
2) Là, la laïcité vient de se prendre une bonne claque dans la gueule…
3) C’est encore un coup du Mossad.
4) Ca doit faire mal un pavé dans la gueule. Surtout si c’est un pavé du Mur des Lamentations.

Manuel

March 11, 2008

Sauvons la grève

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 8:07 pm

Texte-pétition (lien ci-dessous), adressé aux directions des organisations syndicales; une initiative de salariés de la fonction publique de divers syndicats et non-syndiqués.

 Notre démarche commune part du constat de l’inefficacité des appels à des grèves ponctuelles de 24 heures sur des mots d’ordre, certes justes, mais si généraux qu’ils tendent à brouiller les objectifs d’une grève, à l’élaboration desquels nous, salariés, sommes de moins associés par nos directions syndicales. Ce ras-le-bol des grèves inefficaces et donc inutiles, nous l’avons exprimé depuis plusieurs années sans être entendus, d’où cette initiative ouverte et publique. Nous ne voulons pas désigner les directions syndicales comme seules responsables de l’échec des luttes et des reculs sociaux, mais leur dire qu’elles peuvent, avec l’ensemble des salariés, infléchir le cours des mobilisations. Il leur suffirait, dans l’unité, de clarifier et d’annoncer les objectifs et les modalités des grèves pour favoriser une réappropriation collective des luttes par les salariés, condition nécessaire pour des grèves victorieuses.

 Notre démarche n’est pas anti-syndicale, elle vise au contraire à revivifier et à redonner sens au collectif.

 Notre démarche n’est pas corporatiste, nous souhaitons qu’elle puisse avoir un écho auprès de tous les salariés de ce pays, actifs ou retraités, du public comme du privé, privés d’emploi ou précaires et dont les droits et les acquis s’amenuisent jour après jour au fil des luttes perdues par une « stratégie du raisonnable » qui ne fait qu’avaliser les reculs sociaux.

 Il est grand temps de redonner espoir à tous, il est grand temps de réhabiliter le collectif et ceci passe, entre autres, par des grèves victorieuses.

8 janvier 2007

ADRESSE AUX SYNDICATS ET APPEL À SIGNER : http://sauvonslagreve.free.fr/

2be or not?

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 8:03 pm

Une déclaration-pétition et divers documents (dont une affichette-dessin):
http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/actions1.htm

June 29, 2007

La musique adoucit les meuh

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 6:54 pm

(…) la “musique” d’accueil est … GONFLANTE ! Vivement que vous la supprimiez ! (Johann Sebastian)

Et la musique, ça cesse quand? Le jour de la révolution? (LN)

C’est pas possible cette “musique” sur la page d’accueil!!!!!! Vous ne vous rendez pas compte qu’on n’est pas forcément dans son bureau personnel lorsqu’on se connecte ?????? J’aime bien votre site, mais là je n’y remettrai plus les pieds si vous laissez cette daube! (Signé pas content)

May 12, 2007

Mauvais esprit

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:57 am

Au lieu de continuer à vous lamenter et à gloser sur l’incompréhension dont vous vous dites victimes, trouvez des propositions constructives qui pourraient être acceptées par les deux parties (il faudra discuter ferme, faire des compromis, la victoire est au premier qui dégaine!). C’est vrai il n’y a pas que la Finlande! Avez- vous pensé à la Chine? Pour enseigner ce que vous ne connaissez pas, un passage, (plus ou moins long) en camp de Rééducation (pas de mots qui fâchent: centres de réajustement des connaissances, ou autres Batd’Af…à discuter). Et les profs en ressortiraient requinqués, une baguette dans une main, le petit livre bleu dans l’autre!
Une autre proposition, peut-être plus facile et plus amusante à mettre en train… (quoique…) UN LOFT! Regardez ce que notre Steevy national est devenu,écoutez-le – non! (la grandeur d’âme a des limites), regardez-le pontifier et encenser son Maître.
Les plus méritants auront droit à un Dico d’or (quelle horreur! et pourquoi pas un livre de la Pléiade aussi!!) non un diplôme (à discuter avec la partie adverse).
Remuez-vous les méninges! Aidez-les! Ils font ce qu’ils peuvent au Ministère!

Yolande 

May 7, 2007

Lendemain d’élection (bis)

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:58 am

Ben oui, les programmes vont changer. Dorénavant, l’EPS sera consacré au tir au flash ball mais à trois points (pour les écoles primaires prévoir des balles au prisonnier…).

En propagande - pardon en éducation civique - une table ronde sera organisé sur le thème de la remise à l’honneur de l’étoile jaune (interdisciplinarité avec la SVT pour savoir si le jaune est trangénique ou avec l’art plastique pour qu’on sache enfin si le jaune est primaire).
Langues vivantes, rien : la France aux Français.
Géographie : “La france on l’aime ou on la quitte”. Le support sera un plan d’accès aux terminaux d’Orly et de Roissy.
Français : exploration du Patrimoine national. En troisième : la chanson engagée : “Maréchal, nous voilàààà”, “En passant par la Lorraine avec mes randjos”.
Physique : TP sur les gaz de la famille du Ziklon B (on sait jamais, ça peut servir).

NB: Dès septembre, redonnez la place de concierge au Principaux noirs. Faudrait qu’ils arrêtent de venir bouffer le pain de nos arabes.

C’est sûr, y aura du changement.

Lendemain d’élection

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:57 am

Au moins, on aura encore au moins cinq ans de Mammouth. Sauf si vous finissez en taule pour avoir osé manqué de respect au petit bonhomme en mousse (et oui, on ne doit pas dire nabot arriviste, ça fait désordre).

Manuel 

November 27, 2006

Programmes de Lettres

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:56 am

Le §1 (objectifs) des programmes de l’enseignement de français en première (B.O. n°40 du 2 novembre 2006) me paraît si éloigné de la triste réalité que j’ai éprouvé le besoin d’en proposer une rédaction plus proche du vécu quotidien. La voici :

L’enseignement du français en classe de première poursuit, pour les élèves de toutes les sections du lycée d’enseignement général et technologique, les objectifs fondamentaux du français au lycée : une maîtrise sans cesse diminuée de la langue, la méconnaissance de la littérature, la construction d’une cuculture de négation de la culture, et la formation d’une pensée asservie.

- Pour la diminution de la maîtrise de la langue, le but est d’amener les élèves, en fin d’année, à rédiger une cacographie désarticulée, ataxique, parataxique et dysorthographique, dans un vocabulaire inapproprié, et de les conduire à extérioriser librement les borborygmes non censurés de leur tuyauterie interneà l’oral.

- Pour la méconnaissance de la littérature, et la construction d’une cuculture, 998 séries télévisées seront visionnées dans l’année (1001 les années bissextiles) en version intégrale ou en baisetoffe, mais un nombre plus élevé est, bien sûr, recommandé. Des sites internet, des pages pipeaule, des émissions de real TV et de vastes panneaux de publicité complèteront ces séries. Tous ces contenus seront stockés dans les têtes des élèves, parce qu’ils représentent des formes d’expression qui mettent en jeu les propriétés consensuelles et décervelantes de l’adaptation à la modernité mondialisée, parce qu’ils appartiennent à une période significativement cuculisante de l’histoire cuculturelle, et
qu’ils mettent en joue l’expérience humaine et tout débat d’idées. En fin de première, les élèves seront ainsi hans-johst-isés contre l’horrible danger de se constituer des références essentielles par la lecture, sans qu’il soit nécessaire de sortir un révolver.

- Pour la formation d’une pensée acritique et asservie, au terme de l’enseignement commun obligatoire du français, les lycéens devront être en mesure de rire, se fendre et bidonner devant un”texte”, en trébuchant sur les difficultés de langue, d’histoire, de contexte, d’est-ce-tes-tiques, et d’aârgh ! umentassion qui peuvent faire tartir le lecteur à son sujet; ils devront être capables, devant n’importe quelle lecture, de rejeter tout vocable excédant leur sabir S.M.S.-isé, avec la conviction inentamable d’un raciste à qui on entreprendrait d’enseigner le baoulé.

Le directeur général de l’enseignement scolaire
Hubert UBU

March 4, 2006

Défense de Philippe Meirieu

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:55 am

Je commence à commprendre votre acharnement contre cet homme ainsi que celui d’autres associations (sauver les lettres, reconstruire l’Ecole). Il vous gène, car il a raison sur beaucoup de points, et vous le savez. Il n’a jamais été agressif à votre égard, si ce n’est pour se défendre. Il connait certainement mieux le fonctionnement du système éducatif dans son ensemble que quiconque. C’est un modèle d’ honneteté intellectuelle et surtout il rédige ses texte sans faute d’orthographe (pif! paf! en voilà deux! NdMD) comme malheureusement certains membres de l’association “Sauver les Lettres” le font dans leurs éditoriaux, eux qui s’érigent en donneurs de leçons en belles lettres (Editorial sur l’heure de Vie de Classe du 29/09/04)

February 13, 2006

J’ai lu une introduction à un séminaire d’IUFM

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:54 am

“L’organisation de la formation initiale des futurs professeurs du premier et du second degré marque le choix d’une formation en alternance. En effet, la construction des compétences professionnelles est ancrée dans une pratique de terrain qui s’exerce en toute responsabilité. L’existence de cette expérience fondatrice peut permettre au jeune enseignant, à certaines conditions d’accompagnement, un processus de prise de conscience de ses actes professionnels. La posture ainsi induite est un élément majeur de la construction de son identité professionnelle de praticien réflexif.
La mise en mots est alors le levier de l’émergence à la conscience, donnant une place prépondérante dans de multiples domaines de formation à la prise de parole et à l’acte d’écriture permettant le retour réflexif. C’est aussi ce qui a déterminé les procédures de mise en œuvre de la récente loi sur la

Validation des Acquis de l’Expérience.
Cette posture réflexive implique d’être à l’écoute : écoute de soi-même, écoute pour soi-même, écoute pour les autres, écoute de l’autre. Cette écoute active et attentive vaut tant pour le formateur que pour le professeur en formation.
Dans cette perspective, toutes les formes d’aide à l’écoute de soi et à l’émergence de l’implicite sont inséparables de la valorisation de l’expérience vécue : notes brutes prises à la volée dans le cours de l’expérience, écrits automatiques, entretiens d’explicitation, groupes d’entraînement à l’analyse des situations d’enseignement, groupes de parole, ateliers d’écriture, écrits de synthèse… Comment apprendre cette posture réflexive qui est le garant d’une véritable démarche d’auto-construction de l’identité professionnelle ? Quels outils pour accompagner les stagiaires dans leur formation et leur transformation ? Quelle posture de formateur choisir afin d’amener le stagiaire à l’autoreconnaissance de ses compétences et de son identité ? Nous avons choisi de construire cette journée afin de permettre aux participants de vivre cette démarche à orientation phénoménologique. Elle débutera par des ateliers de mise en écoute au cours desquels seront proposés plusieurs outils d’aide à la prise de conscience réflexive et à ses écueils ; nous serons accompagnés tout au long de ces ateliers par un superviseur qui, de façon inductive, dégagera de ces expériences effectivement vécues, des thèmes et leur modélisation qu’il clarifiera lors d’une conférence. Un grand témoin sera en outre chargé de mettre en lumière les implicites de cette journée.

Mettre l’écoute au cœur de la formation, c’est le pari de cette journée invitant à l’expérience d’une démarche phénoménologique. Clarifier une posture d’écoute de soi pour le formateur, ce sera l’enjeu de cette journée. Donner des outils pour apprendre l’écoute de soi, c’est favoriser pour tous une posture d’autoformation permanente.

Cette journée est une initiative conjointe des Équipes Thématiques « L’écoute en analyse de pratiques » et « Écriture professionnelle et analyse de pratiques ».”

Concombre Masqué 

January 15, 2006

Méthode globale et modes

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:52 am

Prof. en maternelle depuis 34 ans, j’ai beaucoup exercé en section de Grands. J’ai toujours résisté à l’application systématique et sans réflexion de méthodes changeant au fil de la mode.
Je suis convaincue par expérience et après réflexion, que la lutte pour sauvegarder la qualité de l’enseignement en France dépasse tous clivages idéo-politiques.

Au sujet de la “méthode globale”et de ses différentes dérivées, il est déplorable qu’elles aient été imposées depuis plus de 30 ans par les instructions officielles, sous l’influence de pédago- linguistes tels que Alain Bentolila, chantre de la sémantique dans les IUFM, sous prétexte que l’apprentissage d’une technique enlève du sens au texte. Ambiguïté monumentale : ce professeur- chercheur siégeant à la Sorbonne semble aujourd’hui se moquer du langage des élèves des quartiers populaires et critique avec un humour qui n’appartient qu’à lui le vocabulaire « limité » des jeunes ghettoïques. Il incrimine exclusivement les pouvoirs politiques alors qu’il s’est engagé durant longtemps pour la suprématie de l’apprentissage global de la lecture. A qui la responsabilité ?

De nombreuses recherches ont prouvé les ravages de ces méthodes sur les enfants les plus lents et (ou) en légère difficulté. Je vous renvoie à l’excellent livre d’une orthophoniste très expérimentée : « Dyslexie, une vraie fausse épidémie » de Colette OUZILOU (Presses de la Renaissance ). Mme Ouzilou était élève de Suzanne Borel- Maisonny, qui a conçu une méthode d’apprentissage de la lecture fondée sur le geste lié au phonème. Cette méthode est employée pour rééduquer des enfants atteints de dyslexie ou victimes de méthodes globales ou mixtes.

Je constate parallèlement que certains Syndicats, sous prétexte de s’opposer systématiquement aux décisions ministérielles, osent prétendre, à l’identique des médias télévisuelles, que la lecture globale n’a jamais été pratiquée. Forte de mon expérience, je peux affirmer haut et fort que la reconnaissance globale de mots est TOUJOURS pratiquée et conseillée par les instructions officielles pour l’école maternelle. Même si l’on y a ajouté un renforcement de la conscience phonologique, l’on n’a pas abandonné la mémorisation de mots entiers. Se multiplient dans toutes les revues pédagogiques, les listes des jours de la semaine, noms de couleurs et diverses consignes à exécuter. Les modes changent, certes, mais beaucoup moins vite que dans le prêt-à -porter. Ces opposants systématiques parlent sur la pédagogie, alors que leur ambition première n’est autre que politique. Le débat est violemment relancé : d’un côté Gilles de Robien qui se réveille, de l’autre, les contestataires qui focalisent sur un sujet si longtemps oublié.

Ils argumentent en se référant à l’ordre des orthophonistes. Si ce corps est aussi ouvert et indépendant que celui de l’ordre des médecins, l’on peut immédiatement se fier à son discours !

Ces syndicats osent affirmer que l’indépendance pédagogique demeure et que les enseignants choisissent leurs manuels et leurs méthodes ! On croit rêver ! Etant plutôt «traditionnaliste», j’ai été totalement démolie par l’IEN de ma circonscription, qui m’a – en substance – reproché de viser trop haut et de ne pas me consacrer à l’analyse des besoins particuliers et au travail individuel. Les méthodes issues du constructivisme ont été dévoyées et ne font que renforcer la différence entre les milieux d’origine. Sur ce sujet, je vous conseille l’excellent article de Stéphane BONNERY (in DIALOGUE n°112-113-JUIN 2004) : Innover, ce n’est pas toujours démocratiser →.

En fait, j’ai trouvé par hasard, lors de mon dernier stage à l’IUFM (Déc.2005), un extrait de ce document qui semblait abandonné sur une table avant le passage des femmes de ménage ! Ceux qui n’ont pas pris le voile de la secte St- Meirieu dispersent discrètement les constats dérangeants pour l’institution ! Connaissez-vous tous la transformation récente de cet apôtre qui est tout de même à l’origine de la dernière réforme qui nivelle par le bas ? Après avoir dégouté ou épuisé une génération d’anciens profs, il a démissionné de l’IUFM de Lyon pour écrire un livre afin d’encourager les débutants qui souffrent. Le voilà maintenant transformé en thérapeute ! C’est effectivement très constructif !

De tous côtés, nous sommes compris et soutenus dans notre effort pour résister à la perte des « bons usages »…et pourtant, je suis connue pour être anticonformiste !

S.R.

Méthode globale Vs méthode à deux balles

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:46 am

Actualité : Le professeur Robien et la lecture

“Il est clair qu’il faut abandonner la méthode globale ou assimilée”. Selon l’AFP, le ministre de l’éducation nationale a annoncé aux députés qu’il allait “prendre contact avec les éditeurs de manuels et rencontrer aussi les maires qui les achètent pour les écoles, afin qu’une fois pour toutes, ces méthodes soient abandonnées”.
Mais voilà, le Snuipp rappelle méchamment “qu’il a préfacé en septembre la nouvelle édition des programmes des écoles élémentaires élaborés en 2002 ? Celle-ci précise « L’un et l’autre aspect de la lecture doit être enseigné » : « identifier des mots écrits » et « comprendre la situation dans leur contexte ». Découverte et apprentissage du « codage alphabétique » vont de pair avec le travail sur le sens, sur la phonologie et sur l’écriture”.
Les parents d’élèves de la Fcpe ironisent également. “Il ne fait que reprendre le discours aussi faux qu’éculé de ses prédécesseurs, qui avaient prétendu que cette méthode avait provoqué l’illettrisme. C’est une contre-vérité absolue et il est gênant de voir de telles contre-vérités colportées au plus haut niveau dans l’éducation”. (Affirmations péremptoires contradictoires, le débat avance; mais la suite est drôle! NdMD)

A cette brève du “café pédagogique”, j’ajouterais volontiers quelques conseils pour la suite de la carrière de notre ministre qui semble en pincer pour les vieilles lunes:

A l’éducation nationale, il faudrait aussi mettre à l’index “le tour de France par deux enfants”
Aux transports, il devra faire interdire l’usage du fardier de Cugnot, très à la mode en ce moment, sur les autoroutes.
Aux finances, il conviendra de faire démonétiser la livre tournoi.
A la santé, interdiction d’administrer des clistères en cas de méningite ou de cors aux pieds
A l’emploi, ordonner le fouet contre les travailleurs pauvres, précaires et récalcitrants ,quoique qu’assez étrangers…
A l’intérieur, penser à libérer les prisonniers restant incarcérés sur lettre de cachet à la Bastille.
Au logement, programmer la construction de logement sociaux dans les espaces ruraux de la commune de Vénissieux. J’ai même une idée de nom : on appellerait ce quartier “les minguettes”
A la condition féminine, interdire l’usage excessif de la ceinture de chasteté
et quand il sera président: penser à se faire sacrer à Reims par Paco Rabane

Jean

September 19, 2005

Pas si publique…

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:43 am

Ma femme qui enseigne en primaire, vient de se faire inspecter.
Commentaire de l’inspectrice devant les termes orthographe, conjugaison et grammaire figurant sur l’emploi du temps :

“Ce sont des réminiscences de vieille république!”

Est-ce une insulte ou un compliment ?

Eric Tusse

August 6, 2005

Lettre ouverte à ma formatrice d’IUFM

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 9:50 pm

Chère Patricia,

     Je saisis l’occasion que nous donne dans ce beau pays la sainte liberté de la presse de s’exprimer librement pour me décharger enfin de tout ce qui m’a très officiellement été interdit de dire tout au long de cette année pré-post scolaire pompeusement appelée « l’année de formation » pour les professeurs néophytes. Mais d’abord, je ne me montrerai pas ingrate, car je ne puis pas dire que je n’ai rien appris durant cette année : il est vrai que j’ai fini, à force de répétitions, par percer les finesses de « l’optimisation des listings pédagogico-didacticiels du paralangage métacognitif et apoplectique en vue d’une séquence en pédagogie différenciée transdisciplinaire devant un groupe-classe » - les écoles de commerce n’ont qu’à bien se tenir ! Cependant, j’avoue que, sans la lecture clandestine de quelques auteurs, il faut le dire, bien moins savants, mais sans doute plus littéraires j’eusse aisément perdu mon latin. Mais peut-être cela m’est-il propre, et probablement l’IUFM manque-t-elle, elle aussi, de « parcours diversifiés » (tout autant, visiblement, que de « contrat d’excellence »…). En revanche, ce que je n’ai définitivement pu comprendre, c’est ce qui, selon toi, devait nous rendre si odieux tout ce que nos yeux, inutiles instruments des observateurs vulgaires, tout ce que notre expérience, récente, comme élève, enfin tout ce que le bon sens même semblait nous dire des difficultés rencontrées par notre métier : surabondance des média dans le quotidien de nos élèves, valorisés cependant par les programmes scolaires, comme afin de s’assurer que l’école ne dépayse pas trop par rapport à le rue (et l’on conçoit dès lors que les élèves ne comprennent plus l’intérêt de s’y rendre) ; perte du goût de l’effort, valeur peu cultivée par l’éducation nationale ; perte des repères due à la perte de l’autorité (entendue dans tous les sens du terme, et d’abord dans celui de l’auctoritas intellectuelle)… Or, loin d’être assez mesquine, malgré mes préventions contre l’IUFM, pour penser que nous venions recevoir de l’institution une parole révélée, loin de concevoir que l’on pût aborder sans ouvrir le débat les sujets les plus controversés actuellement sur la question de l’éducation, je ne soupçonnais pas encore dans quelle colère ces quelques remarques devaient te plonger, ni quelle farouche hostilité elles devaient me valoir ensuite. Et comment, en effet, aurais-je pu supposer que ces vieilles idées sur notre rôle de transmission de l’héritage, d’éducation à une certaine discipline de l’esprit, que tout ce qui m’avait poussée vers ce métier et qui faisait ma fierté depuis que je l’exerçais, que tout cela était non seulement « dépassé », mais encore indésirable au sein même de l’école, comme le souvenir douloureux d’un âge d’or du système éducatif que l’on est obligé de haïr faute de pouvoir encore y atteindre? Et même à supposer qu’il faille effectivement sanctifier du nom de « culture » tout ce que le hasard des rencontres, tout ce que les média, tout ce que la futilité versatile de l’adolescence a pu provisoirement jeter dans l’esprit de nos élèves ; à supposer encore que cette culture soit « a priori » respectable (mais que reste-t-il de la notion de respect si celui-ci tient du préjugé et échappe à tout critère ?), et qu’elle doive servir de « base » à l’enseignement des Lettres (ce qui revient à partir du rap et des séries américaines pour, très progressivement, parvenir à de la littérature « jeunesse ») ; à supposer enfin que l’on accuse la fameuse « massification scolaire » des années 70 de la vertigineuse baisse du niveau observée depuis plus de vingt ans (mais quel manque d’ambition de l’institution et quel profond mépris de la « masse » !), était-il pour autant criminel, était-il malvenu, dans ce qui était pourtant présenté comme un « échange » d’idées, était-il « impoli » (sic !) qu’un son de cloche différent vînt tout simplement rappeler que le rôle de l’école, comme vient de nous le souligner M. Philippe Mérieux lui-même, était précisément de permettre à cette « masse » populaire, c’est-à-dire à nos concitoyens les plus dépourvus de chance d’y accéder par ailleurs, de s’approprier ce qui fait notre identité commune, qui est la source de notre système de pensée et de valeurs, c’est-à-dire la culture, dans son vrai sens, la littérature, l’histoire des idées et de l’art ? Mais on peut, à l’IUFM, passer pour un dangereux révolutionnaire en véhiculant des idées séculaires ; et parler d’un enseignement de l’excellence, d’un programme qui privilégie la connaissance plutôt que la pédagogie, et le contenu plutôt que la forme, en somme, de ce qu’on pourrait appeler un « élitisme pour tous », c’est déjà faire acte de dissidence : on ne bouscule pas impunément les certitudes de gens payés pour les avoir. Invoquez là-dessus votre expérience personnelle en toute sincérité comme illustration de vos propos, dites que vous êtes vous-même fille de rien, élevée entièrement avec les allocations familiales, et modestement arrivée là pour avoir bénéficié jadis d’un tel enseignement en classe européenne, et vous vous apercevrez vite que là où vous croyez apporter un nouvel élément à la réflexion, vous apportez la disharmonie, la gêne ; que le récit d’une expérience contraire aux schémas pré-établis par l’IUFM n’est pas regardé comme une preuve de la multiplicité des interprétations de la dégradation de l’école, car elle ne serait dès lors plus le seul fait d’une dégradation du paysage social, mais comme une impiété d’une extrême impudence, dont il faut punir les auteurs en mémoire des Saints Bourdieu et Freinet. L’exception à la fatale règle du déterminisme social ne fait pas la fierté de l’éducation nationale, qui alors ne peut plus se reposer sur le politique, mais son discrédit ; elle n’est pas sa réussite, le but à atteindre, mais son ennemi. Bien sûr, à chaque croisade ses horreurs et ses formes de grandeur, et s’il est vrai qu’on ne peut reprocher à bien des illuminés des IUFM d’être des Tartuffes, il n’en sont pas moins de dangereux prédicateurs, prêts à abattre les stagiaires récalcitrants pour délit d’opinion. Enfin, si l’exercice du doute est bien, comme dit l’autre, celui même de la pensée, nul doute que la pensée ne fait pas école sur les bancs de l’Institut Universitaire de Formatage des Maîtres.

Delphine

June 6, 2005

Les fumiers!

Filed under: — Le Mammouth Déchaîné @ 1:40 am

Les étudiants qui ont manifesté et ont été condamnés n’ont rien compris.

Ils auraient dû manifester avec des copains agriculteurs et avec des tracteurs, comme cela il auraient pu tout casser de la préfecture  au ministère sans pousuites!

Christian

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